L’Europe fête ses cinquante ans, cinquante ans de paix et c’est là la première réussite chère aux fondateurs. Après plus d’un siècle de guerres fratricides entre les peuples européens, des guerres de la révolution au carnage de la seconde guerre mondiale, des conquêtes napoléoniennes aux tranchées de Verdun, les peuples et les états d’Europe construisent au lieu de se détruire.
Que de chemin parcourut depuis ces premiers jours de mars 57. Que d’espace de liberté acquis depuis ces signatures sur le bas d’un traité. Au début le choix était économique mais les pères de l’Europe avaient semé la réussite et la liberté dans le cœur des européens. Rapidement des états ont suivis le chemin montré par ces deux peuples, autrefois ennemis, les allemands et les français. La maison s’est agrandie, les murs ont été poussé, même les îles britanniques ont trouvé leur place.
Puis ce fut pour l’Europe la seconde étape, celle de la politique, l’Europe comme refuge contre les oppressions et les dictatures. C’est la Grèce, puis l’Espagne et le Portugal qui ont trouvé la porte de l’Europe en même temps que celle de la démocratie. L’Europe a été plus forte que les généraux. Enfin ce fut par étape successives l’intégration des frères de l’Est. Tous ces pays condamnés derrière le rideau de fer tissé par Staline et les siens, ont connu la joie des retrouvailles. L’Allemagne , la Pologne, le République Tchèque, le Slovaquie, le Roumanie, … tous ces peuples ont retrouvé ou découvert la démocratie, grâce à l’Europe.
Et l’euro ? encore une réussite, quoi qu’en disent les « europénons ». a combien serait le litre d’essence aujourd’hui sans euro et avec un franc chahuté par les déficits de la France ? 12, 15 francs ? Nuit-il à la compétitivité des entreprises allemandes comme soit disant il nuit aux entreprises françaises ? Comme tout le temps il faut un bouc émissaire.
« Alors bien sûr il y eut des orages … », la constitution et le vote français et hollandais en est un, mais cela ne peut être qu’un épiphénomène, un contretemps, car l’Histoire nous pousse à l’Unité. Les peuples nous poussent à construire, à réussir les futures intégration, à pousser les frontières culturelles et géographique de cette ambition d’un demi siècle.
Alors 50 ans c’est encore jeune pour une ambition multi-générationnelle, pour une réussite tectonique. Et puis soyons réalistes, des chantiers sont en cours avec la Turquie, l’Israel, la Jordanie, le Magreb, l’Ukraine, … rendons hommage aux fondateurs certes, mais aussi aux bâtisseurs d’aujourd’hui et demain, car leur tâche est ardue. Les précédents ont déjà réussi, cela attise des quolibets et des jalousies sur les maçons de l’Europe actuelle.
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